L’Homme de demain

Posted By Myriam / 31 août 2015 / 0 Commentaires

« Le problème de notre temps, c’est que le futur n’est plus ce qu’il a été », Paul Valéry.

En visitant le Futuroscope, je me suis souvenue de ce que c’était le futur pour moi quand j’étais petite. C’était un décor de Star Trek avec des costumes façon Courrèges ou Paco Rabanne, on pouvait se téléporter et communiquer par télépathie, il y avait plusieurs planètes habitables… et la dimension politique des ouvrages de science fiction dont j’étais friande me passait loin au dessus. J’avais toute une esthétique futuriste en tête qui nourrissait mon imaginaire et il me semble que c’était une vision partagée qui est d’ailleurs encore présente dans la mode et l’architecture d’aujourd’hui quasiment à l’identique.
Mais, aujourd’hui justement, a-t-on encore un imaginaire et une vision partagée de ce qui est futuriste ? C’est comme s’il n’y avait plus de futur. J’ai vécu l’arrivée des écrans tactiles comme la science fiction de mon enfance qui devenait réalité, Internet comme de la magie dans mon quotidien mais pour demain, il est ou le rêve ? Y-a-t-il encore des gens qui rêvent du futur, ou nous contentons-vous de préparer l’avenir pour paraphraser les compagnies d’assurances et leurs produits de prévoyance qui sont loin de nourrir le rêve ?

A ce propos je me suis questionnée sur la différence entre le mot « futur » et « avenir » et j’ai trouvé des réponses intéressantes ici : http://parler-francais.eklablog.com/avenir-futur-a27006599

J’aime l’idée que nous n’ayons désormais plus de vision commune d’Un futur mais que nous soyons à la croisée des futurs possibles que chacun est libre de contribuer à construire. Certains ont une vision d’un futur apocalyptique et se préparent à la fin du monde (les survivalistes), d’autres nous imaginent « H+ » soit des humains améliorés (les transhumanistes) et pour eux il n’y aura plus de maladie, de souffrance, de handicap, ni même de mort, mais ces groupes sont très peu représentatifs de la majorité et on les observe au gré de quelques dossiers dans la presse, mi ricanants, mi inquiets… Ce sont tout de même de sacrées questions et je suis surprise qu’elles n’occupent pas plus de de place dans notre présent. Peut être que le futur c’est « trop loin » et que nous vivons trop vite, avec trop de sollicitations (infos, réseaux sociaux, problèmes quotidiens…) pour lui faire une place ? Peut-être que c’est trop anxiogène et nous faisons l’autruche ? Une chose est sûre, quels que soient les futurs possibles, je préfèrerais contribuer à choisir le mien que subir celui de quelqu’un d’autre, et à ce titre le magazine Usbek et Rica (http://usbek-et-rica.fr/magazine/) est ma source préférée de questions et d’idées. Pour réfléchir au « futur du travail », j’aime suivre la communauté Oui Share et ses réflexions : http://ouishare.net/fr. Le romancier Alain Damasio m’a transportée avec « La zone du dehors »…

Et je suis preneuse de toute idée de ressources (romans, essais, communautés…) qui permette de penser et inventer un futur plus humain et enthousiasmant, car je crois que notre futur dépendra de notre vision de l’homme du futur et qu’il est temps de faire nos choix.

Pour terminer sur une note légère, voici un florilège des choix sur le mur d’idées du pavillon « Futur, l’expo » au Futuroscope qui nous invitait à compléter la phrase « dans le futur j’aimerais pouvoir… » :

futur

 

– Ne plus manger chez mamie le dimanche, Etre invisible, Lire dans les pensées, Manger des chips sans grossir, Etre beau, Pouvoir me téléreporter, Vivre jusqu’à 120 ans, Savoir voler, Vivre dans les milieux marins, Devenir Miss France, Aller sur la lune…

A vos choix, prêts, Partez !

myriam

Recherche et conseil en design des organisations

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